une pluie pas comme les autres.
| D |
u lundi 31 août à 4h (TU) du matin jusqu’au mardi 1er septembre 2009 à 17h (TU), une pluie diluvienne s’est abattue sur Ouagadougou et dans plusieurs régions du Burkina Faso provoquant des dégâts importants dus aux inondations. En effet plus de 263 mm d’eau sont tombées sur notre capitale en une demi-journée plongeant ainsi 150.000 de nos compatriotes en situation de précarité et de détresse. C’est une première pour le Burkina Faso qui, en 1914 et 1919 a enregistré 246mm d’eau dans la ville de Bobo Dioulasso (deuxième ville du pays).
La majorité des victimes était les habitants des quartiers périphériques communément appelés les zones non loties où les concessions sont construites en terre et de façon anarchique. Certaines de ces victimes étaient aussi bien dans les quartiers en hauteurs tel que Boulmiougou que dans les bas-fonds comme tanghin-barrage (secteur 23). Les uns essayaient de sauver les siens des maisons en banco qui s’écroulaient pendant que les autres assistaient impuissamment l’eau qui emportait leurs effets, vêtements et meubles. C’est dans cette ambiance que le nombre de disparus, de morts, et de sans abris augmentait au fur et à mesure que la pluie perdurait et s’intensifiait. Les jeunes gens et les personnes valides étaient obligés de prêter main forte aux sapeurs pompiers ; à la police municipale et à l’armée tous débordés par les évènements, pour venir en aide aux vielles personnes ; aux femmes et aux enfants. Les autorités compétentes ont alors lancé un appel à la solidarité et commandé que les écoles et les salles de classes soient ouvertes pour accueillir les victimes.
C’est ainsi qu’une grande convergence était faite vers lesdites écoles ainsi que les lieux de cultes. Rapidement donc ces sites d’hébergement palliatifs sont devenus insuffisants et trop exiguës pour accueillir tous les sinistrés qui arrivaient par vagues. C’est dans cette image de détresse que la pluie va baisser d’ardeur vers 16h (TU) avant de s’arrêter vers 17h heure locale. Le bilan fut amer car, on a compté environ huit (08) morts et plusieurs disparus. A l’issu d’un conseil de cabinet extraordinaire présidé par le premier ministre, le gouvernement a mis en place un comité de crise chargé de suivre l’évolution des évènements. Le lundi 7 septembre 2009 le Président du Faso a lancé un appel à la solidarité nationale et internationale en faveur des sinistrés des inondations du 1er septembre. En ce qui concerne les jeunes du groupe de Ouaga du projet « demain, l’eau en partage », chacun est de près ou de loin touché par cette calamité. Les informations recueillies ici sont loin d’être exhaustives car, ce n’est qu’un bref descriptif des faits. Pour de plus amples informations, consulter le site www.inondationsauburkina.net. Mais j’espère que vous trouverez ici quelques informations sur les évènements de Ouaga.
Données chiffrées
| - 263 mm d’eau ; - 150 000 sinistrés ; - 88 sites d’accueil des sinistrés ; - 4 592 élèves présents dans les sites ; - 25 000 maisons écroulées ; - 12 ponds endommagés ; - 30 écoles abîmées ; - le Parc Urbain inondé ; - des services publics inondés, notamment les archives nationales et municipales, l’hôpital national Yalgado Ouédraogo ; - des malades transférés dans des centres médicaux secondaires ; - redéploiement des sinistrés sur 14 sites pour favoriser la rentrée scolaire ; - la contribution financière recueillie pour les sinistrés grâce à la solidarité nationale et internationale est de 4 271 034 404 FCFA; - la contribution de l’Etat Burkinabé est de 5 000 000 000 FCFA ; - un montant de 70 000 000 000 000 est nécessaire pour la réinsertion et la réhabilitation des infrastructures à long terme |




- http://demainleauenpartage.forums-actifs.net/forum.htm